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Maroc

Le Maroc, officiellement le Royaume du Maroc (en arabe : المملكة المغربية) est un pays situé dans le nord-ouest de l’Afrique et faisant partie du Maghreb. Sa capitale politique est Rabat alors que la capitale économique et la plus grande ville du pays est Casablanca. Le pays est bordé par l’océan Atlantique à l’ouest, par l’Espagne, le détroit de Gibraltar et la mer Méditerranée au nord, par l’Algérie à l’est, et de facto au sud par la Mauritanie au-delà du Sahara occidental contesté.
Le Maroc a pour régime politique une monarchie constitutionnelle dont le souverain actuel est Mohammed VI ; c'est l'une des plus vieilles monarchies au monde. Le Maroc est membre de plusieurs organisations dont l’Union du Maghreb arabe, la Francophonie, et l’Organisation de la conférence islamique. Le Maroc est le seul pays africain à ne pas faire partie de l'Union Africaine, mais il cherche à consolider ses relations avec l'Union européenne. En 1987, le Maroc a tenté, sans succès, d'adhérer à la CEE, et s'est vu octroyer en 2008 un « statut avancé » auprès de l'UE [5]. Le 15 mai 2009, il a rejoint le Centre Nord-Sud du Conseil de l'Europe[6]. En juin 2004, en reconnaissance des liens étroits qui unissent les deux pays et en appréciation du soutien résolu du Maroc à la guerre contre le terrorisme, le président des États-Unis désigna le Maroc comme l'un des alliés majeurs hors-OTAN[7].
Selon l'historien Bernard Lugan, c'est entre autres l'attrait des richesses provenant du commerce du Sud (Sahara) vers le Nord (l'Occident) qui va attirer les convoitises de diverses tribus avec pour ville carrefour Marrakech qui deviendra naturellement la capitale de diverses dynasties, en particulier celles venant du Sud (Almoravides, Almohades, Saadiens) ; toute l'histoire du Maroc (des Idrissides aux Alaouites) est ainsi marquée par le commerce des richesses du Sud vers le Nord. L'histoire et l'origine du Maroc furent, sont et seront marquées par le lien avec le Sahara[8].

Villes principales

Article détaillé : Liste de villes du Maroc.
La capitale administrative et politique du Maroc est Rabat. La capitale économique du pays et la plus grand ville du Maroc est Casablanca.
Liste des villes ayant plus de 60 000 habitants en 2004[31]
Ville Divers Population (2004)
Casablanca (Dar el-Beida)
  • Capitale économique
  • 1ère métropole du Maroc et du Maghreb
  • Chef-lieu du Grand Casablanca
3 111 997
Rabat-salé
  • Capitale du royaume
  • Chef-lieu du Rabat-Salé-Zemmour-Zaër
  • Ville impériale
1 622 860
Fès
  • Chef-lieu du Fès-Boulemane
  • Capitale spirituelle
  • Ville impériale
946 815
Marrakech
  • Chef-lieu du Marrakech-Tensift-Al Haouz
  • Ville impériale
  • 1ère ville touristique du royaume
823 154
Tanger
  • Chef-lieu du Tanger-Tétouan
  • 2ème ville économique
  • le plus grand port de commerce
669 685
Meknès
  • Chef-lieu du Meknès-Tafilalet
  • Ville impériale
  • Capitale de l'agriculture
876 152
Agadir
  • Chef-lieu du Souss-Massa-Drâa
  • 2ème ville touristique
  • le plus grand port de Pêche
742 130
Oujda
  • Chef-lieu de l'Oriental
  • Capitale du Rai Marocain
  • Berceau de la Musique Aarfa
Ancêtre Alaouï et Reggada
614 053
Kénitra 581 543
Tetouan
437 773
Safi
  • Chef-lieu du Doukhala-Abda
  • Important port d'exportation de sardines
394 856
Mohammedia
296 815
Laâyoune
  • Laâyoune-Boujdour-Sakia el Hamra
290 148
Beni Mellal
  • Chef-lieu du Tadla-Azilal
232 691
Khouribga
  • Capitale du phosphate
210 082
El Jadida
203 863
Taza
  • Chef-lieu Taza-Al Hoceima-Taounate
  • Corridor de Taza reliant l'est à l'ouest marocain, entre l'Atlas et le Rif
196 210
Nador
  • 2ème centre bancaire et premier pôle sidérurgique du pays
195 508
Settat
  • Chef-lieu Chaouia-Ouardigha
144 188
Ksar el-Kébir
114 439
Larache
113 142
Khémisset
110 751
Guelmim
  • Chef-lieu Guelmim-Es Smara
123 149
Berrechid
102 767
Berkane
  • Capitale des Clémentines marocaines
92 000
Dakhla
  • Chef-lieu de l'Oued Ed-Dahab - Lagouira
82 832
Taourirt
80 024
Essaouira
72 911
Ouarzazate
  • Le Hollywood marocain
78 481

Économie

La Maroc est la cinquième puissance économique d’Afrique. Il est la deuxième puissance économique maghrébine après l'Algérie. Le taux de croissance du Maroc était en 2008 d'environ 6,5 %.
Indicateur En 2006 En 2007 En 2008
Produit intérieur brut en milliards de dollars US 65,64 74,41 85.21
Croissance du PIB (prix constants) 7,8 % 2,7 % 6,5 %*
PIB par habitant en dollars US 2.151* 2.422* 2.901*
Taux d'inflation 3,3 % 2 % 3,9 %*
Sources : FMI - World Economic Outlook Database[33]
(*) Donnée estimée (1) Banque mondiale

PIB par région

Rang Régions La part du PIB total PIB régionalisé(milliard $)/équivalent
1 Grand Casablanca 18.8% 16,709 Bahreïn Bahreïn
2 Sous-Massa-Drâa 12.2% 10.843 Sénégal Sénégal
3 Rabat-Salé-Zemmour-Zaër 9.8% 8.710 Cambodge Cambodge
4 Marrakech-Tensift-Al Haouz 8.2% 7.288 Macédoine Macédoine
5 Tanger-Tétouan 7.4% 6.577 Mali Mali
6 L'Oriental 7.1% 6.310 Malte Malte
7 Gharb-Chrarda-Beni Hssen 6.9% 6.132 Haïti Haïti
8 Doukhala-Abda 5.4% 4.799 Nicaragua Nicaragua
9 Chaouia-Ouardigha 5.2% 4.621 drapeau de la Guinée Guinée
10 Meknès-Tafilalet 4.9% 4.355 Flag of Moldova.svg Moldavie
11 Fès-Boulemane 4.2% 3.732 Mongolie Mongolie
12 Tadla-Azilal 4.2% 3.732 Flag of Tajikistan.svg Tadjikistan
13 Provinces du Sud 3.0% 2.666 Mauritanie Mauritanie
14 Taza-Al Hoceima-Taounate 2.7% 2.399 Flag of Togo.svg Togo
DEPF[34]

Atouts et points forts


Quartier d'affaires, Casablanca
Le Maroc dispose d'un produit intérieur brut fort au regard de la moyenne africaine. Celui-ci avoisinait en 2008 les 85,2 milliards de dollars, soit 9 % du PIB global du continent. Le Maroc est en outre appelé à consolider ce point, compte tenu de la croissance d'une moyenne de 8 % annuelle depuis l'accession au trône du souverain Mohammed VI en 1999. Cette croissance demeure néanmoins variable et volatile car tributaire des résultats des campagnes agricoles courantes. C'est toutefois cette caractéristique qui permettra sans doute au Maroc de bénéficier d'une croissance importante en 2009 au vu des singulières précipitations s'étant abattu sur le royaume durant l'hiver 2008/2009.
La proximité du Maroc avec le continent européen a bénéficié à l'économie nationale dans la mesure où cette dernière a très largement profité des nombreuses délocalisations effectuées par les entreprises européennes. Depuis le début des années 2000, le Maroc a mis en place une politique fiscale attractive en matière d'offshoring, à tel point que l'OCDE plaçait en 2008 le royaume en troisième position dans la progression des emplois créés par le secteur de l’offshoring, derrière l’Estonie et la Chine[35]. L'exemple le plus typique en la matière est celui des centres d'appel. On peut aussi évoquer l'exemple aéronautique. Le Maroc a toujours su profiter de sa façade maritime double. Néanmoins, la construction du port de Tanger Med en 2004 a indéniablement constitué un tournant en termes de politique maritime. Construit entre la ville de Tanger et l'enclave espagnole de Ceuta, au niveau de l'embouchure de l'Oued Rmel, le port se situe à 15 km de l'Espagne continentale. En 2012 ce complexe portuaire devrait pouvoir traiter 8 millions de conteneurs, ce qui ferait de lui le plus grand port africain en termes de transport de marchandises. La zone franche adjacente devrait entre autres abriter la nouvelle usine Renault.
Malgré les récentes contre-performances consécutives à la crise financière de 2008, la Bourse de Casablanca consolide son statut de deuxième place boursière africaine derrière celle de Johannesburg et devant celle du Caire.

Chômage

Le taux de chômage au Maroc est principalement estimatif, il varie entre 9 % selon les chiffres officiels (HCP, ministère du travail) et 15 % selon des sondages indépendants. L’absence d’une prime de chômage et d’un organisme recueillant le nombre de chômeurs à une date précise ne permet pas un recensement du nombre de chômeurs effectifs. Faut-il encore préciser que les données communiquées par les sources officielles ne tiennent pas compte de la notion du sous-emploi qui touche un pourcentage important des travailleurs dans les secteurs de l’agriculture, la pêche maritime, le bâtiment, les travaux publics et le tourisme, personnes qui ne travaillent pas d’une façon permanente et stable. L’économie dite non structurée échappant à la fiscalité empêche des centaines de milliers de travailleurs d’avoir leur sécurité sociale et leur système de retraite comme c’est le cas des travailleurs dans les petites entreprises familiales ou personnelles, des gardiens de voitures, les femmes de ménages, les concierges, les vendeurs ambulants, les vendeurs sur trottoir, le commerce illégal des produits de contrebande et de cigarettes, la mendicité, le transport clandestin…). Il en est de même du travail de milliers d’enfants moins de 15 ans dans des ateliers exerçant dans les secteurs de l’artisanat, de la menuiserie, de la mécanique, de la peinture, de l’alimentation et caetera. Aussi, un nombre indéfini de « petites bonnes » poussées par leurs familles pauvres à travailler dans les ménages à moins de 500 Dirhams (50 euros) par mois, exploitées 24/24 et 7/7 et démunies de toute protection sociale. La CNSS (Caisse nationale de sécurité sociale) ne couvre que 3.5 millions d’affiliés sur une force de travail d’environ 12 millions de personnes en âge de travail.
La situation de l’emploi a souffert pendant les années 1970-80 d’événements internes et externes bouleversants : l’augmentation des naissances des familles marocaines, l’avènement des chocs pétroliers, la baisse de la parité du Dirham, le plan d’ajustement structurel... autant d’événements qui ont touché les équilibres financiers de l’État et par conséquent la baisse des dépenses d’investissement et de promotion de l’emploi. Les émeutes sociales des années 1981, 1984 et 1990 n’étaient pas en marge de cet ensemble d’événements successifs.
L’Europe, vue sa proximité, a constitué depuis les années 1970 une soupape pour l’absorption de la pression sociale et démographique marocaine. Plus de 3 millions de marocains, 10 % de la population, y vivent et travaillent, soit théoriquement une moyenne de 100000 personnes expatriées par an sur un période de 30 ans. Le marché de l’emploi au Maroc subit un désordre dans la répartition des revenus et un manque de contrôle de l’État, l’écart entre le salaire minimum garanti par l’État (2000 Dirhams : 200 Euros) et celui du ministre (70000 Dirhams : 7000 Euros) est exorbitant, soit 37 fois le salaire minimum. Le syndicalisme est légalisé par la constitution, mais ne joue pas un rôle important dans l’amélioration des conditions des travailleurs[réf. nécessaire]. Ses interventions sont souvent théâtrales et marquées par le caractère de chantage et de supercherie[réf. nécessaire]. La gestion aléatoire et répressive du dossier des diplômés chômeurs pendant plus de dix ans prouve l’existence d’une mauvaise gestion et un manque de visibilité du ministère de tutelle[réf. nécessaire]. Depuis l’alternance politique en 1997, l’économie marocaine s’est ouverte progressivement avec le démantèlement des droits de douanes, les privatisations, la réforme du secteur bancaire, la réforme du code de travail, la création de zones industrielles, la promotion fiscale, les grands chantiers de travaux publics et d’infrastructures… donnant ainsi un certain dynamisme au marché de l’emploi. Depuis le début du millénaire, la situation de l’emploi a connu une nette amélioration par rapport aux années 1990, mais l’offre de l’emploi n’arrive pas à couvrir toutes les catégories des demandeurs d’emploi, et ne touche pas certaines régions pauvres du royaume. La mise en place récente des agences nationales pour la promotion de l’emploi et des compétences (ANAPEC) ainsi que l’instauration d’une assurance maladie obligatoire (AMO) couvrant les affiliés de la CNSS et leurs familles, viennent renforcer les efforts de l’État entrepris pour l’amélioration de ce constat.

Le chanvre

Le phénomène de trafic de drogue au Maroc est d’autant plus inquiétant que le royaume est le plus grand producteur mondial de cannabis. Selon le Rapport mondial sur les drogues 2004 de l'ONU, sa culture représentait 0,57 % du PIB national en 2002[36].
Le chiffre le plus étonnant est celui du chiffre d’affaires du marché du haschisch qui est évalué à 10 milliards d’euros. Aussi, 88 % du kif en circulation en Europe provient du Maroc ainsi il serait le premier pays exportateur de drogue au monde[réf. nécessaire].
Le chanvre consommé en Europe est issu à hauteur de 88 % [37]de la région du Rif, une région montagneuse située dans le nord du Maroc, aux portes de l'Europe.
Le chanvre serait cultivé dans le Rif depuis le VIIe siècle, soit depuis plus d'un millénaire[38].
Le kif est un mélange de cannabis et de tabac brun finement haché, et typiquement fumé avec une longue pipe à petit foyer appelée sibsi.

Tourisme


Jamea el Fna de Marrakech

La ville d'Agadir

Casablanca la nuit
Le Maroc a accueilli en 2008 un total de 8 millions de touristes, en hausse de 13 % par rapport à l’année précédente, générant quelque 115 milliards de dirhams de recettes (+16%), selon le ministère du tourisme marocain qui a publié comme dessus, des statistiques et des chiffres officiels pour l'année 2008[39] :
Les principaux indicateurs touristiques en 2008:
  • Arrivées aux postes frontières : 7 878 639 de touristes
  • Nuitées dans les établissements classés  : 16 461 517 nuitées
  • Capacité d'hébergement (en lits) : 152 936 lits
  • Taux d'occupation des chambres : 45 pour cent
  • Recettes voyages (en Dirham MOR) : 56 598 Milliards MAD

La mosqué principale et la mairieOujda

La ville de Marrakech est la première ville touristique du Maroc. En 2008, la ville possédait une capacité d’hébergement équivalente à 44 394 lits devant Agadir avec 28 605 lits et Casablanca avec 12 762 lits. Le Maroc est actuellement le 2e pays le plus touristique d'Afrique.
Et voici la capacité d'hébergement classée (en termes de lits) en 2008:[40]

Une vue panoramique de la Médina de Fès